Pour le Vendredi saint

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Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus Oint, Fils de Dieu.

Comme il a été écrit dans les prophètes : Voici que moi, j’enverrai mon ange devant ton visage : il préparera ta route devant toi.

La voix de celui qui crie dans le désert : Préparez la route d’un Seigneur, rendez droits ses chemins !

Il y eut Jean l’Immergeur dans le désert et il prêchait l’immersion de la repentance pour que les fautes soient remises.

Tout le pays de Judée vint le voir, et les Hiérosolymites; tous étaient immergés par lui dans le fleuve Jourdain, en confessant leurs fautes.

Jean était vêtu de poils de chameau et d’une ceinture en peau autour de la taille; il mangeait des sauterelles et du miel sauvage.

Il prêchait, en disant : Celui qui est plus fort que moi vient derrière moi; je ne suis pas suffisant, en me baissant, pour délier le lacet de ses chaussures.

Moi, je vous immerge dans de l’eau; lui, il vous immergera dans l’Esprit saint.

Il arriva pendant ces jours-là que Jésus vint de Nazareth, en Galilée, et fut immergé par Jean dans le Jourdain.

Dès qu’il sortit de l’eau, il vit les cieux se fendre et l’Esprit, comme une colombe, descendre sur lui.

Il y eut une voix venant des cieux : Tu es mon Fils bien-aimé, à qui je donne mon approbation.

Et aussitôt l’Esprit le chassa dans le désert.

Là, dans le désert, il fut mis à l’épreuve quarante jours par Satan; il était avec les bêtes sauvages et les anges le servaient.

Après que Jean eut été livré, Jésus alla en Galilée, prêchant la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu.

Il disait : Le temps prévu a été accompli et le Royaume de Dieu est proche : repentez-vous et croyez en la Bonne Nouvelle !

Marchant le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, le frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer; car ils étaient pêcheurs.

Jésus leur dit : Venez derrière moi et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes !

Et aussitôt ils laissèrent leurs filets et le suivirent.

Un petit peu plus loin, il vit Jacob, fils de Zébédée, et son frère Jean, eux aussi dans leur bateau, en train de réparer les filets.

Et aussitôt il les appela; ils laissèrent leur père Zébédée dans le bateau avec les salariés et partirent derrière lui.

Ils entrèrent dans Capharnaüm et, dès le sabbat, Jésus alla à la synagogue et enseigna.

Ils étaient frappés par son enseignement, car il les enseignait comme ayant autorité, et pas comme les scribes.

Il y avait dans leur synagogue un homme dans un esprit impur, qui hurlait.

Il disait : Hé, qu’est-ce qui est à nous et à toi, Jésus de Nazareth ? Est-ce que tu es venu nous perdre ? Je sais qui tu es : le Saint de Dieu.

Jésus lui adressa des reproches et dit : Sois muselé et sors de lui !

L’esprit impur le déchira et hurla d’une voix forte : Je suis sorti de lui.

Tous furent stupéfaits, au point de se demander : Qu’est-ce que c’est ?  Quel est ce nouvel enseignement ? Car, d’autorité, il donne des ordres même aux esprits impurs et ils lui prêtent l’oreille.

Sa réputation gagna aussitôt tout le pays autour de la Galilée.

Dès qu’il sortit de la synagogue, il alla chez Simon et d’André, avec Jacob et Jean.

La belle-mère de Simon était allongée, fiévreuse, et aussitôt ils lui parlent d’elle.

Il alla la voir et la fit lever en s’emparant de sa main; la fièvre la laissa aussitôt et elle les servit.

Le soir venu, quand le soleil fut couché, on lui amena tous ceux qui allaient mal et les gens possédés par le démon.

Toute la ville s’était rassemblée à la porte.

Il soigna beaucoup de gens qui allaient mal à cause de toutes sortes de maladies et chassa beaucoup de démons; il ne permettait pas aux démons de parler, car il les connaissait.

Le matin, alors qu’il faisait très noir, il se leva et sortit; il partit dans un endroit désert, où il pria.

Simon et ses compagnons partirent à ses trousses.

L’ayant trouvé, ils lui disent : Tout le monde te cherche.

Il leur dit : Allons dans les bourgades voisines, afin que j’y prêche; car c’est pour cela que je suis sorti.

Il prêchait dans leurs synagogues, dans toute la Galilée, et chassait les démons.

Un lépreux vient le voir, faisant appel à lui, s’agenouillant devant lui et lui disant : Si tu veux, tu peux me purifier.

Jésus fut pris aux tripes, tendit la main, le toucha et lui dit : Je veux : sois purifié !

Dès que Jésus eut parlé, la lèpre partit du lépreux et il fut purifié.

Il lui fit de violents reproches et le chassa sur-le-champ.

Il lui dit : Veille à ne rien dire à personne; mais va te montrer au prêtre et apporte pour ta purification ce que Moïse a ordonné, en témoignage pour eux !

Mais il sortit et il commença à prêcher beaucoup et à répandre la parole, à tel point qu’il ne pouvait plus entrer au grand jour dans une ville : il était à l’extérieur dans des endroits déserts et on venait le voir de tous côtés.

 

(Évangile d’après saint Marc 1, traduction de Franck Ferdinand)

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Pour le Jeudi saint

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Le soir du sabbat, à l’aube d’une nouvelle semaine, Marie la Magdalénienne et l’autre Marie vinrent contempler le tombeau.

Et voici qu’il y eut une grand tremblement de terre, car un ange du Seigneur, descendu du ciel, était venu rouler la pierre de la porte et s’était assis dessus.

D’aspect il était comme un éclair et son vêtement blanc comme neige.

Ceux qui observaient tremblèrent de peur et furent comme morts.

L’ange dit aux femmes : N’ayez pas peur, car je sais que vous cherchez Jésus, qui a été mis en croix !

Il n’est pas là, car il s’est levé, conformément à ce qu’il avait dit. Venez, regardez l’endroit où était couché le Seigneur !

Allez vite dire à ses disciples : Il s’est levé de chez les morts et voici qu’il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez; voilà, je vous ai dit !

Elles sortirent vite du sépulcre avec beaucoup de peur et de joie et coururent faire l’annonce à ses disciples.

Comme elles allaient faire l’annonce à ses disciples, voici que Jésus vint à leur rencontre et dit : Salut ! Elles allèrent s’emparer de ses pieds et se prosternèrent devant lui.

Alors Jésus leur dit : N’ayez pas peur; allez faire cette annonce à mes frères : qu’ils aillent en Galilée et, là, ils me verront.

Pendant qu’elles allaient, voici que quelques-uns de la garde allèrent à la Ville annoncer aux archiprêtres tout ce qui s’était passé.

Ils s’assemblèrent avec les anciens et tinrent conseil, après avoir donné aux soldats des pièces d’argent en nombre suffisant.

Ils dirent : Dites que ses disciples sont venus le voler de nuit, pendant que nous étions couchés.

Si cela arrive aux oreilles du prince, nous le persuaderons et nous ferons en sorte que vous ne soyez pas inquiétés.

Ils prirent les pièces d’argent et firent selon la consigne qu’ils avaient reçue. Cette parole s’est répandue chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui.

Les onze disciples allèrent en Galilée, à la montagne que Jésus leur avait désignée.

Quand ils le virent, ils se prosternèrent devant lui; mais ils doutèrent.

Jésus alla les voir et leur parla, en disant : Toute autorité m’a été donnée au ciel et sur terre.

Allez faire disciples toutes les nations, immergez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit !

Enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé; et voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à l’accomplissement de l’éternité. En vérité.

 

(Évangile d’après saint Matthieu 28, traduction de Franck Ferdinand)

 

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De Lady Gaga

One second I’m a Koons, then suddenly the Koons is me
Pop culture was in art, now art’s in pop culture in me

I live for the applause, applause, applause

(Applause, Lady Gaga)

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Ma traduction de l’Évangile (22)

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Au matin, tous les archiprêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus, pour le mettre à mort.

Ils l’attachèrent, l’emmenèrent et le livrèrent au prince Ponce Pilate.

Voyant qu’il avait été condamné, Judas, qui l’avait livré, regretta et ramena les trente pièces d’argent aux archiprêtres et aux anciens en disant : J’ai commis une faute en livrant un sang innocent. Ils lui dirent : Qu’est-ce que c’est pour nous ? C’est toi qui vois.

Il jeta les pièces d’argent dans le Temple et s’en retourna; il partit se pendre.

Les archiprêtres prirent les pièces d’argent et dirent : Il n’est pas possible de les verser au trésor du Temple, puisque c’est le prix d’un sang.

Ils prirent conseil et achetèrent avec elles le champ du potier, pour être le tombeau des étrangers.

C’est pourquoi ce champ a été appelé jusqu’à aujourd’hui : champ de Sang.

Alors s’accomplit la parole du prophète Jérémie, lorsqu’il dit : Et ils prirent les trente pièces d’argent, le prix de celui qui a été estimé, qu’ils ont estimé à partir de fils d’Israël; ils les ont données pour le champ du potier, conformément à ce que le Seigneur m’avait ordonné.

Jésus se tint devant le prince; le prince l’interrogea en disant : Tu es le roi des Juifs ? Jésus lui dit : C’est toi qui le dis.

Mais aux accusations portées contre lui par les archiprêtres et les anciens, il ne répondit rien.

Alors Pilate lui dit : Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ?

Il ne lui répondit pas sur la moindre parole, au grand étonnement du prince.

A chaque fête, le prince avait l’habitude de renvoyer à la foule un prisonnier, celui qu’elle voulait.

Il avait alors un prisonnier emblématique, appelé Barrabas.

Comme ils étaient assemblés, Pilate leur dit : Qui voulez-vous que je vous renvoie ? Barrabas ou Jésus dit Oint ?

Car il savait qu’ils l’avaient livré par haine.

Comme il était assis à la tribune, sa femme lui fit dire : Qu’il n’y ait rien entre toi et ce juste, car j’ai beaucoup souffert aujourd’hui en rêve à cause de lui.

Les archiprêtres et les anciens persuadèrent la foule de demander Barrabas et de faire mourir Jésus.

Le prince leur dit : Lequel des deux vous renverrai-je ? Ils dirent : Barrabas !

Pilate leur dit : Que ferai-je donc de Jésus dit Oint ? Ils lui disent tous : Qu’il soit mis en croix !

Le prince dit : Qu’a-t-il fait de mal ? Ils hurlèrent plus fort et dirent : Qu’il soit mis en   croix !

Voyant que cela ne servait à rien, mais qu’il y avait davantage de désordre, Pilate prit de l’eau et se lava les mains en face de la foule, en disant : Je suis innocent du sang de ce juste; c’est vous qui voyez.

Tout le peuple lui répondit : Son sang sur nous et sur nos enfants !

Alors il leur renvoya Barrabas; il fit flageller Jésus et le livra pour qu’il soit mis en croix.

Alors les soldats du prince emmenèrent Jésus au palais du prince et assemblèrent autour de lui toute la cohorte.

Ils le dévêtirent et l’entourèrent d’un manteau carmin.

Ils tressèrent une couronne d’épines, ils la lui mirent sur la tête et un roseau dans la main droite; ils s’agenouillaient devant lui et le raillaient en disant : Salut, le roi des Juifs !

Ils lui crachèrent dessus et prirent le roseau pour le frapper sur la tête.

Après l’avoir raillé, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements et le conduisirent pour qu’il soit mis en croix.

Ils allèrent à un endroit appelé Golgotha, ce qui veut dire : endroit du Crâne.

Ils lui donnèrent à boire du vinaigre mélangé à de la bile; il goûta et refusa de boire.

Ils le mirent en croix et partagèrent ses vêtements en tirant au sort.

Ils s’assirent là et l’observèrent.

Ils placèrent au-dessus de sa tête sa condamnation écrite : Cet homme est le roi des Juifs.

Deux voleurs furent mis en croix avec lui, l’un à droite, l’autre à gauche.

Les passants le blasphémaient en bougeant la tête.

Ils disaient : Toi qui détruis le Temple et en trois jours le bâtis, sauve-toi toi-même; si tu es Fils de Dieu, descends de la croix !

De même aussi les archiprêtres raillaient avec les scribes, les anciens et les pharisiens; ils disaient : Tu en as sauvé d’autres, mais tu ne peux pas te sauver toi-même. Si tu es roi d’Israël, descends maintenant de la croix et nous croirons en toi.

Il a confiance en Dieu : que Dieu le préserve maintenant, s’il le veut ! Car il a dit : Je suis Fils de Dieu.

Même les voleurs qui étaient mis en croix avec lui lui adressaient les mêmes reproches.

De la sixième à la neuvième heure, il y eut de l’obscurité sur toute la terre.

Autour de la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : Éli, Éli, lima sabachtani ? ce qui veut dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as tu abandonné ?

Quelques-uns de ceux qui se tenaient là entendirent et dirent que cet homme appelait Élie.

Aussitôt l’un d’eux prit une éponge, la remplit de vinaigre, la plaça sur un roseau et le fit boire.

Mais les autres disaient : Laisse : voyons si Élie vient le sauver !

Jésus hurla à nouveau d’une voix forte et rendit l’âme.

Le voile du Temple se fendit en deux, de haut en bas; les pierres se fendirent.

Les sépulcres s’ouvrirent et beaucoup de corps des saints couchés se levèrent.

Sortant des sépulcres après qu’il se fut levé, ils entrèrent dans la Ville sainte et apparurent à beaucoup.

Le centurion et ceux qui observaient Jésus avec lui, voyant le tremblement de terre et ce qui avait lieu, eurent très peur et dirent : Véritablement cet homme était Fils de Dieu.

Il y avait là beaucoup de femmes qui contemplaient de loin; elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée, pour le servir.

Parmi elles il y avait Marie la Magdalénienne, Marie, la mère de Jacob et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.

Le soir venu, un homme riche, nommé Joseph, vint d’Arimathée; lui aussi avait été disciple de Jésus.

Cet homme alla voir Pilate et lui demanda le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna que le corps soit rendu.

Joseph reçut le corps et l’enveloppa dans du lin pur.

Il le plaça dans son nouveau sépulcre, qu’il avait fait tailler dans la pierre; il fit rouler une grande pierre à la porte du sépulcre et partit.

Il y avait là Marie la Magdalénienne et l’autre Marie, assises en face du tombeau.

Le lendemain, qui était le jour d’après la Préparation, les archiprêtres et les pharisiens s’assemblèrent devant Pilate.

Ils dirent : Seigneur, nous nous souvenons que cet imposteur a dit, quand il était encore vivant : Après trois jours, je me lèverai.

Ordonne donc que le tombeau soit sécurisé jusqu’au troisième jour, afin que ses disciples n’aillent pas le voler de nuit et ne disent au peuple : Il s’est levé de chez les morts. Cette dernière imposture sera plus grande que la première.

Pilate leur dit : Montez la garde; allez : sécurisez comme vous savez !

Ils partirent sécuriser le tombeau et scellèrent la pierre après la garde.

 

(Évangile d’après saint Matthieu 27, traduction de Franck Ferdinand)

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De Thomas Samuel Kuhn

Thomas_KuhnPourquoi l’entreprise scientifique progresse-t-elle régulièrement alors que par exemple ni l’art, ni la théorie politique, ni la philosophie ne le font ? Pourquoi tout le bénéfice du progrès revient-il presque exclusivement aux activités que nous nommons sciences ?

 

 

Notons immédiatement qu’une partie de cette question relève entièrement de la sémantique. Dans une très large mesure, le terme « science » est réservé à des domaines où le progrès est évident. Rien ne le révèle aussi clairement que les discussions répétées sur telle ou telle science contemporaine dont on se demande si elle est réellement une science. Ce genre de discussion a existé pour des spécialités que nous qualifions aujourd’hui sans hésitation de sciences, pendant la période de leur existence antérieure à leur premier paradigme. Le fond évident dans ces discussions est d’arriver à définir ce terme irritant. Par exemple la psychologie, diront certains, est une science parce qu’elle possède telle ou telle caractéristique. D’autres rétorquent que ces caractéristiques sont ou superflues ou insuffisantes pour qu’on puisse parler de science. L’énergie dépensée dans ces débats, les passions qu’ils suscitent, étonnent souvent le spectateur extérieur. Une définition du mot « science » a-t-elle une si grande importance ? Une définition peut-elle assurer à quelqu’un qu’il est ou n’est pas un homme de science ? Et si c’est le cas, pourquoi des spécialistes des sciences de la nature ou les artistes ne se soucient-ils pas de la définition donnée à ce  terme ? On en arrive inévitablement à supposer que l’enjeu est plus fondamental. Sans doute les questions que l’on se pose sont-elles plutôt : pourquoi ma spécialité ne parvient-elle pas à progresser comme la physique, par exemple ? quels changements de technique, de méthode ou d’idéologie lui permettraient de le faire ? Ce ne sont pas là pourtant des questions auxquelles on puisse répondre en se mettant d’accord sur une définition. D’ailleurs, si l’on en juge par le précédent tiré des sciences de la nature, le problème cessera d’être préoccupant pour les sciences sociales non pas quand on trouvera une définition de la science, mais quand les groupes qui doutent aujourd’hui de leur propre statut réussiront à juger de façon unanime leurs réalisations passées et présentes. Il est peut-être significatif, par exemple, que les économistes se demandent moins que les autres spécialistes des sciences sociales si leur discipline est une science. Est-ce parce qu’ils sont sûrs de ce qu’est une science ? Ou bien est-ce plutôt sur l’économie elle-même qu’ils sont d’accord ?

 

(La Structure des révolutions scientifiques)

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Ma traduction de l’Évangile (21)

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Quand il arriva que Jésus eut fini toutes ces paroles, il dit à ses disciples : Vous savez que dans deux jours il y a la Pâque et que le Fils de l’homme est livré pour être mis en croix.

Alors les archiprêtres, les scribes et les anciens du peuple s’assemblèrent dans la cour de l’archiprêtre appelé Caïphe et tinrent conseil afin de s’emparer de Jésus par ruse et de le tuer.

Ils disaient : Pas pendant la fête, afin qu’il n’y ait pas de désordre dans le peuple.

Comme Jésus était à Béthanie dans la maison du lépreux Simon, une femme vint le voir avec un vase de myrrhe précieuse qu’elle déversa sur sa tête pendant qu’il était à table.

Voyant cela, ses disciples furent indignés et dirent : Pourquoi cette perte ?

Car cette myrrhe pouvait être vendue très cher et donnée aux pauvres.

Sachant cela, Jésus leur dit : Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? Elle a fait une bonne action envers moi.

Car vous avez toujours les pauvres avec vous, mais moi, vous ne m’avez pas toujours.

En jetant cette myrrhe sur mon corps, elle a agi pour ma mise au tombeau.

En vérité je vous dis : Où que cette Bonne Nouvelle soit prêchée, dans le monde entier, on parlera aussi de ce que cette femme a fait, en souvenir d’elle.

Alors l’un des Douze, appelé Judas Iscariote, partit voir les archiprêtres et dit : Que voulez-vous me donner ? Et moi je vous le livrerai ! Ils se mirent d’accord avec lui pour trente pièces d’argent.

Désormais il cherchait une bonne occasion afin de le livrer.

Au premier jour des pains sans levain, les disciples allèrent voir Jésus et lui dirent : Où veux-tu que nous te préparions à manger pour la Pâque ?

Il leur dit : Allez à la Ville chez un tel et dites-lui : La maître dit : C’est chez toi que je ferai ma Pâque avec mes disciples.

Les disciples firent comme Jésus leur avait ordonné et préparèrent la Pâque.

Le soir venu, il était à table avec les Douze.

Pendant qu’ils mangeaient, il dit : En vérité je vous dis que l’un d’entre vous me livrera.

Ayant beaucoup de chagrin, chacun d’eux commença à lui dire : Ce serait moi, Seigneur ?

Il répondit : Celui qui a plongé la main avec moi dans l’assiette, celui-là me livrera.

Le Fils de l’homme s’en va, comme il a été écrit à son sujet : Malheur à cet homme, à cause de qui le Fils de l’homme est livré; il aurait mieux valu pour cet homme de ne pas être né.

Judas, qui le livrait, répondit : Ce serait moi, docteur ? Il lui dit : C’est toi qui l’as dit.

Pendant qu’ils mangeait, Jésus prit le pain, rendit grâce, rompit le pain, le donna aux disciples et dit : Prenez, mangez : c’est mon corps.

Et il prit le verre, rendit grâce et le leur donna, en disant : Buvez-en tous, car c’est mon sang, celui de la Nouvelle Alliance, qui est déversé en faveur de beaucoup pour remettre les fautes.

Je vous dis qu’il n’est pas possible à partir d’aujourd’hui que je boive de cette progéniture de la vigne, jusqu’à ce jour où je la boirai avec vous nouvelle dans le Royaume de mon Père.

Ils chantèrent des hymnes et sortirent sur la montagne des Oliviers.

Alors Jésus leur dit : Vous tous, vous trébucherez à cause de moi cette nuit, car il a été   écrit : Je frapperai le berger et les moutons du berger se disperseront.

Après que je me serai levé, je vous précéderai en Galilée.

Pierre lui répondit : Si tous trébuchent à cause de toi, moi je ne trébucherai jamais.

Jésus lui dit : En vérité je te dis que cette nuit, avant le chant d’un coq, tu me renieras trois fois.

Pierre lui dit : Même s’il faut que je meure avec toi, il n’est pas possible que je te renie. Et tous les disciples tenaient des propos semblables.

Alors Jésus va avec eux au lieu appelé Gethsémané et dit aux disciples : Asseyez-vous ici, le temps que j’aille prier là-bas.

Il emmena Pierre et les deux fils de Zébédée et commença à avoir du chagrin et du tourment.

Alors Jésus leur dit : Ma vie est pleine de chagrin jusqu’à la mort; restez ici et veillez avec moi !

Un peu plus loin, il tomba sur son visage, en priant et disant : Mon Père, si cela est possible, que ce verre s’éloigne de moi; pas comme je veux, mais comme tu veux.

Il va vers les disciples, les trouve endormis et dit à Pierre : Ainsi vous n’avez pas eu la force de veiller une seule heure avec moi ?

Veillez et priez, afin de ne pas être mis à l’épreuve; l’esprit est de bonne volonté, mais la chair est faible.

Une deuxième fois, il partit encore prier en disant : Mon Père, s’il n’est pas possible que ce verre s’éloigne de moi sans que je le boive, qu’il arrive ta volonté.

Il va et les trouve encore endormis, car leurs yeux s’étaient alourdis.

Les laissant, il partit encore prier, une troisième fois, en disant la même parole.

Alors il va voir ses disciples et leur dit : Vous dormez maintenant et vous vous reposez; voici que l’heure est proche et le Fils de l’homme est livré à des mains de fautifs.

Levez-vous, allons-y ! Voici que s’approche celui qui me livre.

Et pendant qu’il parlait encore, voici que vint Judas l’un des Douze, avec une foule nombreuse armée de couteaux et de bâtons, envoyée par les archiprêtres et les anciens du peuple.

Celui qui le livrait leur donna un signe en disant : Celui que j’aimerai, c’est lui : emparez-vous de lui !

Aussitôt il alla voir Jésus et lui dit : Salut, docteur ! Et il lui donna un baiser.

Jésus lui dit : Camarade, pourquoi es-tu là ? Alors ils s’approchèrent, jetèrent leurs mains sur Jésus et s’emparèrent de lui.

Et voici que l’un de ceux qui étaient avec Jésus tendit la main, tira son couteau et frappa l’esclave de l’archiprêtre, lui enlevant l’oreille.

Alors Jésus lui dit : Ramène ton couteau à sa place, car tous ceux qui prendront un couteau mourront par un couteau.

Penses-tu que je ne puisse pas à l’instant faire appel à mon Père et qu’il ne mettra pas à ma disposition plus de douze légions d’anges ?

Comment donc s’accompliraient les Écritures, puisqu’il doit en être ainsi ?

En cette heure, Jésus dit à la foule : Vous êtes sortis comme pour un voleur m’arrêter avec des couteaux et des bâtons. Chaque jour j’étais assis près de vous à enseigner dans le Temple et vous ne vous êtes pas emparés de moi.

Tout cela est arrivé afin que s’accomplissent les Écritures des prophètes. Alors tous ses disciples le laissèrent et s’enfuirent.

Ceux qui s’étaient emparés de Jésus l’emmenèrent auprès de l’archiprêtre Caïphe, chez qui les scribes et les anciens s’étaient rassemblés.

Pierre le suivait de loin, jusqu’à la cour de l’archiprêtre; il y entra et s’assit avec les valets, pour voir la fin.

Les archiprêtres, les anciens et tout le Sanhédrin cherchaient un faux témoignage contre Jésus, afin de le mettre à mort.

Et ils ne trouvèrent pas; même si de nombreux faux témoins venaient les voir, ils ne trouvèrent pas.

Ensuite deux faux témoins vinrent leur dire : Cet homme a dit : Je peux détruire le Temple de Dieu et en trois jours le bâtir.

L’archiprêtre se leva et lui dit : Tu ne réponds rien ? Pourquoi ces hommes témoignent-ils contre toi ?

Jésus se tut. L’archiprêtre lui dit : Je t’adjure au nom du Dieu vivant de nous dire si tu es l’Oint, le Fils de Dieu.

Jésus lui dit : C’est toi qui l’as dit. Sinon, je vous dis : désormais vous verrez le Fils de l’homme assis à droite des puissances et allant sur les nuages du ciel.

Alors l’archiprêtre déchira ses vêtements, en disant : Tu as blasphémé; qu’avons-nous encore besoin de témoins ? Voilà, maintenant vous avez entendu son blasphème !

Qu’en pensez-vous ? Ils répondirent : Il est livré à la mort.

Alors ils lui crachèrent au visage et le giflèrent; ils le frappèrent en disant : Prophétise pour nous, Oint : qui est-ce qui s’est moqué de toi ?

Pierre était assis dehors dans la cour; une petite servante vint le voir et dit : Toi aussi tu étais avec Jésus le Galiléen.

Il renia devant eux tous en disant : Je ne sais ce que tu dis.

Pendant qu’il allait vers la porte pour sortir, une autre le vit et dit à ceux qui étaient là : Celui-là aussi était avec Jésus le Nazoréen.

Et encore il renia avec serment : Je ne connais pas cet homme.

Peu après, ceux qui étaient debout vinrent voir Pierre et lui dire : Véritablement toi aussi tu étais avec eux; ta façon de parler le montre.

Alors il commença à anathématiser et à jurer : Je ne connais pas cet homme ! Et aussitôt un coq chanta.

Pierre se souvint de la parole de Jésus qui lui disait : Avant le chant d’un coq, tu me renieras trois fois. Il alla dehors et pleura amèrement.

 

(Évangile d’après saint Matthieu 26, traduction de Franck Ferdinand)

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Conversation avec un juif

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J’ai bien conscience que la guerre du Net à laquelle je me livre parfois est une occupation passablement ridicule. Mais bon, si l’on va de ce côté-là, tout est vanité, alors hein bon… J’extirpe ici des entrailles du Web une logomachie qui m’avait opposé à un autre internaute sur le sujet, forcément sensible, d’Israël et du sionisme. Comme ça, Agg pourra se confirmer dans l’idée que je suis obsédé. C’était sur YouTube, en bas d’une vidéo (la page a depuis disparu) où François Hollande répondait à une question de Jean-Jacques Bourdin sur l’Iran. Peut-être ici :

mais je ne suis pas sûr, le son ne marche pas sur ma machine. Je dois avouer qu’au cours de la conversation, j’ai douté de mes connaissances, forcément partielles. Mais les recherches auxquelles j’ai été contraint ont plutôt eu tendance à me confirmer dans l’idée de la fausseté d’un certain nombre de mythes sionistes affirmés par mon contradicteur. L’idée de la « terre sans peuple pour un peuple sans terre » en particulier. Evidemment, dans ce genre de débat, il n’est pas d’usage de convaincre l’autre. Quant à savoir qui a remporté la joute, je suis mal placé pour en juger. En tout cas, au moins, les deux adversaires ont dit ce qu’ils avaient à dire et c’est pourquoi je sauve cet échange de l’oubli.

Franck Ferdinand D’accord avec toi sur la tendance des anti-sionistes à se croire un peu naïvement du côté des bons. Mais en l’occurrence, la remarque de Blancon Gilles est   exacte : qui l’Iran menace-t-il ? L’Iran a connu une seule guerre dans un passé récent, c’était contre l’Irak et Saddam était clairement l’agresseur. Donc non, l’Iran ne fait pas partie de ces pays qui portent la guerre hors de leurs frontières, contrairement au nôtre. L’Iran ne s’est pas non plus fondé, ni le pays, ni le régime, sur un nettoyage ethnique, contrairement à Israël.
petitsinge33 Israel n’a jamais procédé à de nettoyage ethnique.
Franck Ferdinand « Chasser la population pauvre (les Arabes) au-delà de la frontière en lui refusant du travail. Le processus d’expropriation et de déplacement des pauvres doit être mené discrètement et avec circonspection ».
Théodore Herzl, fondateur de l’Organisation sioniste mondiale, note du 12 juin 1895.
« Des villages juifs ont été construits à la place des villages arabes. Vous ne connaissez pas le nom de ces villages et je ne vous le reproche pas, car les livres de géographie n’existent plus. Et non seulement les livres, mais les villages n’existent plus. Nahahal a remplacé Mahahul, le Kibbutz Gevat a remplacé Jubta, le Kibbutz Sarid a remplacé Hanifas et Kafr Yehoushua celle de tel Shaman. Il n’y a pas un seul endroit dans ce pays qui n’a pas une ancienne population arabe ».
Moshe Dayan, discours au Technion, Haifa, repris dans Ha’aretz, 4 avril 1969.
Après, tu appelles ça comme tu veux.
petitsinge33 Les arabes sont partis d’eux mêmes à cause de l’invasion des pays arabes voisins qui voulaient procéder au nettoyage ethnique de la population juive.
Les palestiniens juifs étaient plus nombreux que les palestiniens arabes au 19ème et 20ème siècle.
Franck Ferdinand « Les arabes sont partis d’eux-mêmes à cause de l’invasion des pays arabes voisins qui voulaient procéder au nettoyage ethnique de la population juive. » Si je comprends bien, les Arabes ont chassé les Arabes, OK OK : tu fais allusion à quoi ? quelle date ? quel événement ?
Pour l’affirmation selon laquelle la Palestine était essentiellement peuplée de juifs au XIXème siècle, je te prierais de me citer une source.
petitsinge33 Je fais allusion à la guerre de 1948, et si tu sais lire, tu verras dans mon ancien post que je n’ai pas dit que les arabes ont chassé les arabes.
Tu demandes ma sources ? Les sources sont citées dans le livre de Samuel Nili intitulé « Retourne en Palestine ».
Nili cite Hadrien Reland, un cartographe et savant du 17ème siècle, qui fait remarquer qu’il n’y a aucune trace de culture arabe en Palestine. Les noms des sites, exceptés Ramla, sont tous des noms non-arabes.
Les chiffres pour quelques villes : Jérusalem était composé de 5000 juifs et quelques chrétiens. Nazareth composée de 700 chrétiens. Gaza : 50% de juifs et le reste essentiellement des chrétiens. Naplouse est l’exception : 120 musulmans et 70 samaritains
(Nili cite les sources pour montrer que le pays était dans sa quasi-totalité un désert inhospitalier. Les sources sont des voyageurs célèbres : Mark Twain, Thomas Shaw, Alphonse de Lamartine ainsi que d’autres sources. Au 18ème siècle : 200 000 personnes selon Constantine François Volney.)
Au 19ème siècle, selon Alexander Keith, le pays est descendu à une population entre 50 000 et 100000 personnes. Le territoire étant inhospitalier, des groupes de bédouins n’hésitaient pas à raser des villages pour prendre leurs richesses (source : Journal de voyage en Palestine, par Tristram)
En 1881 eut lieu la première vague d’immigrants juifs d’Europe. L’encyclopédie Britannica de 1910 chiffre la population de Palestine à 60 000 dont 40 000 juifs. Au début du 20ème siècle, les salaires étaient trois fois plus élevés que pour les pays voisins, ce qui a conduit à une immigrations d’arabes. D’après Moshe Aumann « La propriété foncière en Palestine « 1880-1948 », la population arabe de 1939 était formée pour 1/3 de nouveaux venus.Je ne vais pas recopier tout le livre de Samuel Nili. Ce qui en ressort, c’est que la Palestine était une terre désertique dans son immense majorité, qu’il n’y a aucun passé arabe suffisamment significatif en Palestine pour pouvoir dire que la Palestine est une terre composée d’un peuple et d’une souveraineté arabe,  et que ce sont les Juifs qui ont fait revivre ce pays inhospitalier à la fin du 19ème siècle en cultivant la terre et en mettant au point des systèmes d’irrigation.
Franck Ferdinand Bah OK, les Arabes ont été chassés par la guerre  en 1948. Et qui leur a fait cette guerre ? Les juifs. Moi j’appelle ça un nettoyage ethnique, toi tu préfères pas trop t’appesantir. Mais on est d’accord sur les faits.
Tiens c’est rigolo, on trouve surtout des auteurs juifs pour prétendre que la Palestine d’avant l’Etat d’Israël était déjà juive. Ou encore vide, ça dépend. Enfin en tout cas, y avait pas d’Arabes. Ou presque pas. Ou alors y en avait mais c’était des voleurs. Bizarre quand même, autant de méchants Arabes sur un territoire vide, non ? Sinon, d’après Wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Palestine_mandataire), la population juive palestinienne passe de 85 000 en 1914 à 630 000 en 1947. D’après la même source, la Palestine, selon le recensement britannique, était peuplée en 1922 de 760 000 habitants, dont 78% de musulmans, 11% de juifs et 10% de chrétiens.
petitsinge33 Alors tu ne sais pas lire. Les arabes n’ont pas été chassés, ils sont partis d’EUX-MÊMES à cause de la guerre. « À cause de la guerre » ça signifie « pour ne pas être pris dans les tirs des combats », parce que les armées arabes qui ont déclenché la guerre contre Israël sont des soldats habillés en civil. Les armées arabes ont même demandé que les populations arabes d’Israël quittent temporairement le pays afin que les armées arabes aient toute la manœuvre possible pour exterminer les juifs.
Le recensement britannique que tu m’a sorti englobe toute la Palestine mandataire (c’est à dire la future Jordanie incluse) alors que mois je te parle de la partie occidentale du Jourdain. 85000 juifs en 1914, ça ne contredit pas ce que j’ai dit précédemment.Tu sembles sceptique que la Palestine fût vide ? Si ce n’est pas le cas, le fameux peuple palestinien doit avoir un passé et une culture. Cite-moi un roi palestinien, je serais curieux de le connaître. Parle-moi de la culture palestinienne.
Je ne t’ai pas sorti des auteurs juifs. Pour la plupart ils sont non-juifs.
Franck Ferdinand D’après toi, la Palestine (les territoires à l’est du Jourdain) était majoritairement juive au XVIIème siècle. J’en suis surpris mais je te crois sur parole.
Mais trois siècles plus tard, les juifs sont devenus très minoritaires. Toujours d’après Wikipedia ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Palestine ), en 1920, soit après le début de l’immigration juive encouragée par le sionisme, les juifs représentent 10% de la population du territoire. Quant aux Arabes qui partent « d’eux-mêmes », je trouve que cela relève de la mauvaise foi. Amos Gitaï montre très bien comment ils ont été chassés et par qui. C’est aussi « d’eux-mêmes »  qu’ils choisissent de ne pas rentrer chez eux ? Et le mur qui les en empêche, il s’est construit de lui-même ?
petitsing Les sources que je t’ai montrées parlent également du 19ème siècle. Cette terre était désertique dans sa grande majorité également au 19ème siècle.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_civile_de_1947-1948_en_Palestine_mandataire où il est expliqué que les arabes ont fui la région à cause des combats, et que les armées arabes ont tenté un génocide contre les Juifs (d’autant que les armées sont constitués de soldats habillés en civils). Le mur dont du parles n’est pas un mur, c’est un grillage (c’est seulement un mur sur 4%). Il s’agit d’un grillage de sécurité, et ce grillage n’a été commencé que dans les années 2000 pour mettre fin aux intrusions de kamikaze, et oh!…chose curieuse, les attentats suicides sont actuellement tombés à zéro.http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Palestine qui montre qu’en 1910, ainsi qu’au 18ème siècle, la population juive de Jérusalem était de très loin supérieure à celle des arabes (73 700 personnes à Jérusalem en 1910, dont 47 400 juifs, 9800 musulmans et le reste sont chrétiens – les chiffres que j’ai donné dans un de mes anciens post au sujet de l’encyclopédie Britannica concernaient Jérusalem et non toute la Palestine). Ton histoire de 10% est faite par rapport à toute la Palestine mandataire (c’est-à-dire incluant la rive orientale). Quant aux chiffres publiés par le rapport Peel au fil des ans, ils incluent la rive orientale. Voici les chiffres :
1922 : 84 000 juifs 760 000 arabes
1931 : 175 000 juifs 880 0000 arabes
1939 : 460 000 juifs 1 070 0000 arabes
Et il faut prendre en compte qu’en 1939, il était estimé qu’1/3 des arabes de la rive occidentale n’étaient pas palestiniens de souche mais issus des pays voisins, à cause des salaires trois fois plus élevés.La peuplement de la Palestine s’est fait essentiellement vers la fin du 19ème siècle, et ce sont les juifs qui ont construit ce pays.
Franck Ferdinand Le rapport que j’ai cité ( http://unispal.un.org/UNISPAL.NSF/0/349B02280A930813052565E90048ED1C ) distingue clairement la Palestine et la Trans-Jordanie. Les 10% de juifs sont pour la Palestine proprement dite, Trans-Jordanie exclue. La Trans-Jordanie de l’époque correspond bien sûr à la Jordanie d’aujourd’hui.
La Palestine, dans ce document, est d’ailleurs décrite comme un petit pays, de la taille de la Belgique ou du Pays de Galles, ce qui ne serait pas le cas s’il s’agissait de l’ensemble de la Palestine mandataire (Palestine mandate en anglais). Donc je maintiens : 10% de juifs en Palestine en 1920.

petitsinge33
 C’est vrai, mais plus que 10% si l’on tient compte que 1/3 des palestiniens sont des travailleurs étrangers.
Le document que tu m’a montré montre qu’avant la première guerre, le pays était inculte et que ce sont les juifs qui l’ont fait revivre, cela corrobore les documents que j’ai cité qui indiquent que la Palestine, jusqu’à la fin du 19ème siècle, était une région désertique dans sa grande majorité. http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_de_partage_de_la_Palestine. Il était prévu que les juifs aient 55% de la rive occidentale. Le futur état juif contiendrait 558000 juifs et 405000 arabes. Le foyer arabe contiendrait quant à lui 804000 arabes et 10 000 juifs.
Il était prévu d’après la déclaration de Balfour en 1917 que le foyer juif occuperait toute la rive occidentale tandis que les arabes auraient toute la rive orientale, celle-ci faisant six fois la superficie de la rive occidentale. Peux-tu me dire au nom de quoi les juifs n’auraient pas eu le droit à ces 55%, sachant que d’une part, cette terre a été en grande partie désertique jusqu’à la fin du 19ème siècle, d’autre part, que cette terre est la terre ancestrale des juifs, qui y ont été souverains pendant 1300 ans (de -1300 jusqu’à +68 (peu à peu s’est constituée un exode forcé des juifs par l’initiative des Romains)), que pendant 1800 ans d’exil, les juifs n’ont jamais perdu leur identité, et que par conséquent ils sont toujours considérés comme un peuple. Mais surtout, essaye de me prouver ce qui a été le point de départ de notre discussion, à savoir qu’il y aurait eu soi-disant un nettoyage ethnique de la part des juifs contre les arabes. Toutes les sources wiki qui traitent de la guerre de 1948 montrent bien que ce sont les arabes qui ont enclenché le conflit avec l’intention d’exterminer les Juifs.
Franck Ferdinand S’il y a des gens pour lire notre échange, je pense qu’ils verront assez bien que tu es de mauvaise foi. Je m’arrête là.
petitsinge33 Tu t’arrêtes là. Donc tu n’a pas réussi à prouver que les juifs ont commis un génocide contre les arabes.
Franck Ferdinand Je n’ai pas parlé de génocide. J’ai parlé de nettoyage ethnique. CItation de Moshe Dayan à l’appui. Et je te conseille de pas trop me chercher parce que j’en ai d’autres de David Ben Gourion.
petitsinge33 Et c’est quoi la différence ?
Donne-les moi tes citations.
Et lorsque des armées arabes envahissent Israël (qui je le rappelle était favorable à un partage), c’est pour faire quoi d’après toi si ce n’est pas pour les exterminer, sachant qu’Israël est entouré de tout côté par ces mêmes pays qui viennent l’envahir.
Franck Ferdinand Et aussi, une autre raison pour laquelle je cherche à arrêter là cette conversation, c’est que tu savais très bien que les juifs étaient très minoritaires en 1920 en Palestine, mais tu as essayé de m’embrouiller entre Palestine/Palestine mandataire. Je n’aime pas cet état d’esprit malhonnête. Donc je te prierai de chercher une issue à cette conversation qui m’agace. Conclus que tu as gagné le duel si tu veux, (sans trop exagérer non plus…) et comme ça on pourra tous les deux passer à autre chose. Merci.
petitsinge33 Non je ne savais pas.
Franck Ferdinand Je te crois.
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Ma traduction de l’Évangile (20)

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Alors le Royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui ont pris leurs lampes et sont sorties à la rencontre du jeune époux.

Cinq d’entre elles étaient prudentes, cinq étaient insensées.

Celles qui étaient insensées prirent leurs lampes, sans prendre d’huile avec elles.

Celles qui étaient prudentes prirent de l’huile dans leurs récipients avec leurs lampes.

Comme le jeune époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent.

Au milieu de la nuit, il y eut un hurlement : Voilà le jeune époux qui arrive ! Sortez à sa rencontre !

Alors toutes ces vierges se levèrent et préparèrent leurs lampes.

Les insensée dirent aux prudentes : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.

Les prudentes répondirent : Il n’y aura pas assez pour nous et pour vous : allez plutôt chez les vendeurs et achetez-vous-en.

Pendant qu’elles étaient parties en acheter, vint le jeune époux; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui pour les noces et la porte fut fermée à clef.

Ensuite, le dernières vierges viennent aussi et disent : Seigneur, seigneur, ouvre-nous !

Il leur répondit : En vérité je vous dis : je ne vous connais pas.

Restez donc éveillés car vous ne savez ni le jour ni l’heure où vient le Fils de l’homme.

Car cela est comme un homme partant en voyage qui a appelé ses propres esclaves et leur a donné ses biens.

A l’un il a donné cinq talents, à l’autre deux, au troisième un, chacun selon sa propre puissance; et il est aussitôt parti en voyage.

Celui qui avait reçu cinq talents partit, les fit travailler et fit cinq autre talents.

Et de la même façon celui qui en avait gagné deux en fit lui-même aussi deux autres.

Mais celui qui avait reçu un talent partit l’enfouir dans la terre et tint caché l’argent de son seigneur.

Après beaucoup de temps le seigneur de ces esclaves vient et règle avec eux leur compte.

Celui qui avait reçu les cinq talents vint le voir et lui apporta cinq autres talents, en disant : Seigneur, tu m’avais livré cinq talents; regarde : j’ai gagné cinq autre talents à partir d’eux.

Le seigneur lui dit : Bien, esclave bon et fidèle, tu as été fidèle sur des choses de peu d’importance : je t’établirai à la tête de choses de beaucoup d’importance; entre dans la joie de ton seigneur !

Celui qui avait reçu les deux talents vint aussi le voir et dit : Seigneur, tu m’avais livré deux talents; regarde : j’ai gagné deux autres talents à partir d’eux.

Le seigneur lui dit : Bien, esclave bon et fidèle, tu as été fidèle sur des choses de peu d’importance : je t’établirai à la tête de choses de beaucoup d’importance; entre dans la joie de ton seigneur !

Celui qui avait reçu un seul talent vint aussi le voir et dit : Seigneur, comme je sais que tu es un homme sec, que tu moissonnes là où tu n’as pas semé, que tu amasses là où tu n’as pas dispersé, j’ai pris peur et je suis parti cacher ton talent dans la terre; regarde : tu as ce qui est à toi.

Son seigneur lui répondit : Esclave mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé et que j’assemble là où je n’ai pas dispersé.

Tu devais donc placer mon argent chez les banquiers et, en rentrant, j’aurais touché ce qui est à moi avec intérêt.

Enlevez-lui donc le talent et donnez-le à celui qui a les dix talents.

Car à celui qui a tout, il sera donné, et en surplus; mais à celui qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera enlevé.

L’esclave qui ne sert à rien, jetez-le dans l’obscurité du dehors, où il y aura le gémissement et le grincement des dents.

Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les saints anges avec lui, alors il s’assiéra sur son trône de gloire.

Toutes les nations seront assemblées devant lui et il séparera les uns des autres, comme le berger sépare les moutons des chèvres.

Il placera les moutons à sa droite et les chèvres à sa gauche.

Alors le roi dira à ceux qui sont à sa droite : Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui a été préparé pour vous depuis la création du monde.

Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif et vous m’avez fait boire; j’étais étranger et vous m’avez accueilli.

J’ai été nu et vous m’avez revêtu; j’ai été faible et vous m’avez visité; j’étais en prison et vous êtes venus me voir.

Alors les justes lui répondront : Quand t’avons-nous vu avoir faim et t’avons-nous nourri ? Quand t’avons-nous vu avoir soif et t’avons-nous donné à boire ?

Quand t’avons-nous vu étranger et t’avons-nous accueilli ? Quand t’avons-nous vu nu et t’avons-nu revêtu ?

Quand t’avons-nous vu faible ou en prison et sommes-nous venus te voir ?

Le roi leur répondra : En vérité je vous dis : dans la mesure où vous l’avez fait à l’un des plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.

Alors il dira à ceux qui sont à sa gauche : Écartez-vous de moi, vous les maudits, en direction du feu éternel qui a été préparé par le Diable et ses anges.

Car j’ai eu faim et vous ne m’avez pas donné à manger. J’ai eu soif et vous ne m’avez pas fait boire.

J’ai été nu et vous ne m’avez pas revêtu; j’ai été faible et vous ne m’avez pas accueilli; j’ai été faible et en prison, et vous n’êtes pas venus me voir.

Eux aussi répondront : Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim ou soif, être étranger, nu, faible ou en prison, et ne t’avons-nous pas servi ?

Alors il leur répondra : En vérité je vous dis : dans la mesure où vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait.

Ceux-là partiront à la punition éternelle, et les justes à la vie éternelle.

 

(Évangile d’après saint Matthieu 25, traduction de Franck Ferdinand)

 

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Ma traduction de l’Évangile (19)

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Jésus sortit et partit du Temple; ses disciples vinrent lui montrer les bâtiments du Temple.

Jésus leur dit : Ne voyez-vous pas tout cela ? En vérité je vous dis : il n’est pas possible que soit laissée ici pierre sur pierre qui ne sera pas renversée.

Il s’assit sur la montagne des Oliviers; ses disciples vinrent le voir à l’écart, en disant : Dis-nous : quand cela aura-t-il lieu ? Et quel est le signe de ta Présence et de l’accomplissement de l’éternité ?

Jésus leur répondit : Veillez à ce que personne ne vous égare.

Car beaucoup viendront sous mon nom en disant : Moi, je suis l’Oint. Et ils en égareront beaucoup.

Vous devrez entendre des guerres et des bruits de guerre : veillez à ne pas vous effrayer, car il faut que tout cela ait lieu; mais ce n’est pas encore la fin.

Car une nation se lèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume; il y aura des famines, des pestes et des tremblements de terre en tous lieux.

Tout cela : le commencement des douleurs.

Alors on vous livrera à l’oppression et l’on vous tuera; vous serez haïs de toutes les nations à cause de mon nom.

Et alors beaucoup trébucheront, se livreront les uns les autres et se haïront les uns les autres.

Et beaucoup de faux prophètes se lèveront et en égareront beaucoup.

Et à cause de l’accroissement de l’illégalité, se refroidira l’amour de beaucoup.

Mais celui qui tiendra bon jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé.

Et cette Bonne Nouvelle du Royaume sera prêchée au monde entier en témoignage pour les nations; alors viendra la fin.

Quand vous verrez donc l’horreur de la dépopulation, selon la parole du prophète Daniel, quand il se tient dans un endroit saint -que celui qui lit comprenne-, alors que ceux qui sont en Judée fuient dans les montagnes.

Que celui qui est sur la maison ne descende pas prendre ce qui est dans la maison.

Que celui qui est dans le champ ne retourne pas prendre ses vêtements.

Malheur aux femmes enceintes et allaitantes en ces jours-là !

Priez que votre fuite n’ait pas lieu en hiver ni pendant sabbat.

Car alors il y aura une grande oppression, telle qu’il n’y en eut pas du commencement du monde jusqu’à maintenant, et qu’il n’est pas possible qu’il y en ait.

Et si ces jours-là n’étaient pas raccourcis, nulle chair ne serait sauvée; mais à cause des choisis, ces jours-là seront raccourcis.

Alors si quelqu’un vous dit : Voilà, ici est l’Oint ! ou : Il est là ! ne croyez pas !

Car se lèveront de faux Oints et de faux prophètes et ils donneront de grands signes et des prodiges, au point d’égarer, si cela est possible, même les choisis.

Voilà que je vous ai prévenus !

Car si l’on vous dit : Voilà qu’il est dans le désert ! n’entrez pas. Voilà qu’il est dans les greniers ! ne croyez pas.

Car de même que l’éclair part d’orient et apparaît jusqu’en occident, ainsi sera aussi la Présence du Fils de l’homme.

Car où qu’ait lieu la chute, là s’assembleront les aigles.

Aussitôt après l’oppression de ces jours-là, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera pas son éclat, les astres tomberont du ciel et les puissances des cieux seront agitées.

Et alors apparaîtra dans le ciel le signe du Fils de l’homme; et alors toutes les tribus de la terre seront frappées et verront le Fils de l’homme venir sur les nuages du ciel avec puissance et une grande gloire.

Et il enverra ses anges avec un grand son de clairon et ils rassembleront ses choisis des quatre vents, d’une extrémité des cieux jusqu’à l’autre.

Apprenez de la parabole du figuier : dès que son rameau devient tendre, les feuilles poussent aussi : vous reconnaissez que l’été est proche.

Ainsi vous aussi, quand vous verrez tout cela, vous reconnaîtrez qu’il est proche, à la porte.

En vérité je vous dis : il n’est pas possible que cette génération disparaisse avant que tout cela n’arrive.

Les ciel et la terre disparaîtront, mais mes paroles ne disparaîtront pas.

Au sujet de ce jour et de l’heure, personne ne sait, même pas les anges des cieux, sauf seulement mon Père.

Comme les jours de Noé, ainsi sera aussi la Présence du Fils de l’homme.

Car de même que dans ces jours d’avant le Déluge l’on mangeait et buvait, l’on se mariait et mariait jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche, et l’on ne savait pas jusqu’au jour où les Déluge vint et les prit tous, ainsi sera aussi la Présence du Fils de l’homme.

Il y aura alors deux hommes dans le champ : l’un sera emporté et l’autre sera laissé.

Deux femmes moudront dans le moulin : l’une sera emportée et l’autre sera laissée.

Restez donc éveillés, car vous ne savez pas à quelle heure vient votre Seigneur.

Reconnaissez que si le maître de maison savait à quelle veille viendrait le voleur, il resterait éveillé et ne lui permettrait pas de percer sa maison.

C’est pourquoi vous aussi soyez prêts, car c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que viendra le Fils de l’homme !

Qui sera donc l’esclave fidèle et prudent que son seigneur aura établi à la tête de ses serviteurs pour leur donner à manger en temps prévu ?

Heureux cet esclave qu’à son arrivée son seigneur trouvera en train d’agir ainsi !

En vérité je vous dis qu’il l’établira à la tête de tous ses biens.

Mais si cet homme est un mauvais esclave et s’il dit dans son cœur : Mon seigneur tarde à venir ! s’il commence à frapper ses coescalves, à manger et boire avec les ivrognes, le seigneur de cet esclave viendra un jour où il ne s’y attend pas, à une heure qu’il ne connaît pas, il le coupera en deux et mettra sa part avec les hypocrites, où il y aura le gémissement et le grincement des dents.

 

(Évangile d’après saint Matthieu 24, traduction de Franck Ferdinand)

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De Jeff Koons

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