Ma traduction de l’Évangile (24)

Le Possédé de Gérasa

Ils allèrent sur l’autre rive de la mer, au pays des Gadaréniens.

Quand Jésus descendit du bateau, aussitôt un homme dans un esprit impur sortit des sépultures et vint à sa rencontre.

Il avait son habitation parmi les tombes et personne ne pouvait l’attacher avec des chaînes, pour la raison même que souvent il avait été attaché à des pieds et à des chaînes, qu’il avait arraché les chaînes et brisé les pieds; et personne n’avait la force de le soumettre.

En permanence, nuit et jour, dans les montagnes et les tombes, il allait hurlant et se frappant avec des pierres.

Il vit Jésus de loin et courut se prosterner devant lui.

Hurlant d’une voix forte, il dit : Qu’est-ce qui est à toi et à moi, Jésus, Fils du Dieu très haut ? Je t’en conjure au nom de Dieu : ne me fais pas souffrir !

Car Jésus lui disait : Sors de l’homme, esprit impur !

Et il lui demandait : Comment t’appelles-tu ? Et il répondait : Légion ! car nous sommes nombreux.

Il lui demandait avec insistance de ne pas les envoyer en dehors du pays.

Il y avait là, au bas de la montagne, un grand troupeau de porcs qui mangeaient.

Tous les démons l’interpellaient en disant : Envoie-nous chez les porcs, afin que nous entrions en eux !

Jésus le leur permit aussitôt. Les esprits impurs sortirent et entrèrent dans les porcs; le troupeau s’élança du haut du précipice dans la mer; ils étaient environ deux mille; ils suffoquèrent dans la mer.

Les éleveurs des porcs prirent la fuite et annoncèrent la nouvelle à la ville et à la campagne. Les gens sortirent voir ce qui était arrivé.

Ils viennent voir Jésus et contemplent l’homme possédé par le démon assis, vêtu et sain d’esprit : celui qui avait eu la Légion; ils prirent peur.

Ceux qui avaient vu leur racontèrent ce qui était arrivé à l’homme possédé par le démon et aux porcs.

Ils commencèrent à lui demander de partir de leurs terres.

Comme il montait dans le bateau, celui qui avait été possédé par le démon lui demanda de rester avec lui.

Jésus ne le lui permit pas mais lui dit : Rentre chez toi, près des tiens, et annonce-leur tout ce que le Seigneur t’a fait et qu’il a eu pitié de toi !

Il partit et commença à prêcher dans la Décapole tout ce que Jésus lui avait fait; tous étaient étonnés.

Comme Jésus regagnait l’autre rive sur le bateau, une foule nombreuse s’assembla autour de lui; il était au bord de la mer.

Et voici venir l’un des chefs de la Synagogue, appelé Jaïre; le voyant, il tombe à ses pieds.

Il lui demandait avec insistance : Ma petite fille est à l’extrémité; viens poser tes mains sur elle, pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive !

Jésus partit avec lui et une foule nombreuse le suivait et le pressait.

Il y avait une femme atteinte d’un écoulement de sang depuis douze ans.

Beaucoup de médecins l’avaient fait beaucoup souffrir et elle avait dépensé tout ce qu’elle avait, mais cela n’avait servi à rien; au contraire, elle était allée de mal en pis.

Ayant entendu parler de Jésus, elle était allée derrière lui dans la foule et lui avait touché le manteau.

Car elle se disait : Si seulement je touche ses vêtements, je serai sauvée.

Aussitôt la source de son sang fut enlevée et elle comprit que son corps était guéri de ce qui le fouettait.

Aussitôt Jésus sut en lui-même qu’une force était sortie de lui et, se tournant vers la foule, il dit : Qui a touché mes vêtements ?

Ses disciples lui dirent : Tu vois la foule qui te presse et tu dis : Qui m’a touché ?

Il regardait autour pour voir celle qui avait fait cela.

La femme, apeurée et tremblante, parce qu’elle savait ce qui s’était passé en elle, alla s’abattre devant lui et lui dit toute la vérité.

Il lui dit : Ma fille, ta croyance t’a sauvée; va en paix et sois guérie de ce qui te fouette !

Pendant qu’il parle encore, des gens viennent de chez le chef de la Synagogue et lui disent : Ta fille est morte; pourquoi fatigues-tu encore le maître ?

Mais dès qu’il entendit la parole qui était prononcée, Jésus dit au chef de la Synagogue : N’aie pas peur, crois seulement !

Il ne permit à personne de l’accompagner, sauf à Pierre, Jacques et Jean, le frère de Jacques.

Il va chez le chef de la Synagogue et contemple l’agitation : des gens qui pleurent et crient beaucoup.

Une fois entré, il leur dit : Pourquoi vous agitez-vous et criez-vous ? La petite fille n’est pas morte : elle dort.

Ils se moquaient de lui. Mais lui les chasse tous et prend avec lui le père et la mère de la petite fille et ceux qui étaient avec lui et pénètre là où la petite fille était allongée.

Il s’empare de la main de la petite fille et lui dit : Talitha, koumi ! ce qui se traduit par : Fillette, je te dis : lève-toi !

Aussitôt la petite fille se leva et marcha, car elle avait douze ans; ils furent jetés dans une grande extase.

Il donna des ordres avec insistance pour que personne ne sache ce qui s’était passé et il dit de donner à manger à la petite fille.

 

(Évangile d’après saint Marc 5, traduction de Franck Ferdinand)

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A propos Franck Ferdinand

Poète franckferdinand@free.fr
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