Ma traduction de l’Évangile (10)

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Alors des scribes et des pharisiens de Jérusalem vinrent voir de Jésus, en disant : Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? Car ils ne se lavent pas les mains quand ils mangent du pain.

Il leur répondit : Et vous, Pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu à cause de votre tradition ?

Car Dieu a commandé : Honore ton père et ta mère ! et : Que celui qui maudit son père ou sa mère soit condamné à mort !

Mais vous, vous dites : Celui qui dit à son père ou à sa mère : Mon présent à Dieu est ce dont je pourrais t’assister ! il n’est pas possible qu’il honore son père ou sa mère.

Vous avez annulé le commandement de Dieu à cause de votre tradition.

Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé à votre sujet, lorsqu’il dit : Ce peuple s’approche de moi de leur bouche et m’honore de leurs lèvres, mais leur cœur se tient loin de moi.

Ils m’honorent en vain, s’ils enseignent à des élèves des commandements d’hommes.

Il interpella la foule et leur dit : Ecoutez et comprenez !

Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme vulgaire; mais ce qui sort de la bouche, cela rend l’homme vulgaire.

Alors ses disciples s’approchèrent de lui et lui dirent : Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés en entendant la parole ?

Il répondit : Toute plante, si ce n’est pas mon père céleste qui l’a plantée, sera déracinée.

Laissez-les : des aveugles sont guides d’aveugles; mais si un aveugle guide un aveugle, les deux tomberont dans un trou.

Pierre lui répondit : Explique-nous cette parabole !

Jésus lui dit : Alors même vous, vous êtes inintelligents ?

Vous ne comprenez pas encore que tout ce qui entre dans la bouche aboutit au ventre et est chassé dans les toilettes ?

Mais ce qui part de la bouche sort du cœur et ce sont ces choses-là qui rendent l’homme vulgaire.

Car du cœur sortent des raisonnements méchants, des meurtres, des fornications, des vols, des faux témoignages, des blasphèmes.

Voilà ce qui rend l’homme vulgaire; mais manger sans s’être lavé les mains ne rend pas l’homme vulgaire.

Jésus partit de là et retourna dans la région de Tyr et de Sidon.

Et voici qu’une Cananéenne originaire de ce territoire lui dit en hurlant : Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David : ma fille est possédée par un mauvais démon !

Il ne lui répondit pas une parole. Ses disciples vinrent le voir et lui demandèrent de la renvoyer, car elle hurlait derrière eux.

Il répondit : Je n’ai été envoyé pour rien d’autre que pour les moutons perdus de la maison d’Israël.

Elle alla se prosterner devant lui et lui dit : Seigneur, viens à mon secours !

Il répondit : Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux chiots.

Elle dit : Oui, maître; et en effet les chiots se nourrissent des petites miettes tombées de la table de leurs maîtres.

Alors Jésus lui répondit : Femme, grande est ta foi : qu’il t’arrive comme tu veux ! Et sa fille fut guérie à l’heure même.

Jésus s’en alla et marcha le long de la mer de Galilée; il monta sur la montagne et s’assit là.

Une foule nombreuse vint le voir; les gens avaient avec eux des boiteux, des aveugles, des muets, des tordus et beaucoup d’autres; on les jeta aux pieds de Jésus et il les soigna, de sorte que la foule fut étonnée de voir parler les muets, être robustes les tordus, marcher les boiteux et voir les aveugles; ils glorifièrent le Dieu d’Israël.

Jésus fit venir ses disciples et dit : Je suis pris aux tripes au sujet de la foule, car voilà trois jours qu’ils demeurent avec moi et ils n’ont pas de quoi manger; je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur qu’ils ne défaillent en route.

Ses disciples lui disent : Comment trouverions-nous assez de pains pour rassasier une foule si nombreuse ?

Jésus leur dit : Combien avez-vous de pains ? Ils dirent : Sept, et quelques petits poissons.

Il ordonna à la foule de s’allonger par terre.

Il prit les sept pains et les poissons, il rendit grâce, il rompit les pains et les donna à ses disciples, qui les donnèrent à la foule.

Tous mangèrent et furent rassasiés; on emporta les morceaux en surplus, soit sept paniers pleins.

Il y avait à manger quatre mille hommes, sans compter femmes et enfants.

Il renvoya la foule, monta dans le bateau et alla dans le territoire de Magdala.

 

(Évangile d’après saint Matthieu 15, traduction de Franck Ferdinand)

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A propos Franck Ferdinand

Poète franckferdinand@free.fr
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