Ma traduction de l’Évangile (8)

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Ce jour-là, Jésus sortit de la maison et s’assit au bord de la mer.

Une foule nombreuse s’était assemblée près de lui, de sorte qu’il monta s’asseoir dans le bateau; toute la foule se tenait sur le rivage.

Il leur parla beaucoup en paraboles, en disant : Voici que le semeur est sorti pour semer.

Une partie de ce qu’il a semé est tombée le long de la route : les oiseaux sont venus et l’ont mangée.

Une autre est tombée sur les endroits pierreux : elle a germé aussitôt, parce que la terre n’était pas profonde; mais dès que le soleil s’est levé, elle a été brûlée et, parce qu’elle n’avait pas de racine, elle s’est desséchée.

Une autre est tombée sur les épines; les épines ont monté et l’ont étouffée.

Une autre est tombée sur la bonne terre et a donné du fruit, qui cent, qui soixante, qui trente.

Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Ses disciples s’approchèrent de lui et lui dirent : Pourquoi leur parles-tu en paraboles ?

Il leur répondit : A vous, il a été donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, mais à eux, cela n’a pas été donné.

Car celui qui a, il lui sera donné et en surplus; mais celui qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera enlevé.

C’est pourquoi je leur parle en paraboles, car en voyant, ils ne voient pas, en entendant, ils n’entendent pas et ne comprennent pas.

Pour eux s’accomplit la prophétie d’Ésaïe, qui dit : Vous entendrez avec l’oreille, mais il n’est pas possible que compreniez; vous regarderez avec l’œil, mais il n’est pas possible que vous voyiez.

Car le cœur de ce peuple est devenu épais, avec les oreilles, ils entendent à peine, et ils ont fermé leurs yeux, afin de ne pas voir avec les yeux, de ne pas entendre avec les oreilles, de ne pas comprendre avec le cœur et de ne pas se convertir : je ne les soignerai pas.

Heureux vos yeux, car ils voient, et vos oreilles, car elles entendent !

Car en vérité je vous dis que beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ils n’ont pas vu, et entendre ce que vous entendez, et ils n’ont pas entendu.

Vous donc, écoutez la parabole du semeur !

Quand un homme écoute la parole du Royaume sans la comprendre, le Méchant vient et pille ce qui a été semé dans son cœur : celui-là est ce qui a été semé le long de la route.

Ce qui a été semé sur les endroits pierreux, c’est celui qui écoute la parole et la reçoit aussitôt avec des cris de joie; mais il n’a pas de racine en lui-même, il est versatile : à la moindre oppression ou poursuite à cause de la parole, il trébuche.

Ce qui est semé dans les épines, c’est celui qui écoute la parole, mais le soin de ce siècle et l’amour de la richesse étouffent la parole : il ne donne pas de fruit.

Ce qui est semé sur la bonne terre, c’est celui qui écoute et comprend la parole : il porte vraiment des fruits, qui cent, qui soixante, qui trente.

Il leur offrit une autre parabole, en disant : Le Royaume des cieux est semblable à un homme qui sème une bonne semence dans son champ.

Pendant que les hommes dorment, son ennemi est venu, il a semé de l’ivraie au milieu du blé et il est parti.

Quand la plante a germé et a donné du fruit, alors l’ivraie aussi est apparue.

Les esclaves du maître de maison vinrent le voir et lui dirent : Seigneur, n’as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ ? Pourquoi donc y a-t-il de l’ivraie ?

Il leur dit : C’est un ennemi qui a fait cela. Les esclaves lui dirent : Veux-tu que nous allions l’enlever ?

Il leur dit : Non, de peur qu’en enlevant l’ivraie, vous ne déraciniez en même temps le blé.

Laissez croître simultanément les deux jusqu’à la moisson et, à l’occasion de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, attachez-la en gerbes pour la brûler et amassez le blé dans ma réserve.

Il leur offrit une autre parabole, en disant : Le Royaume des cieux est semblable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et a semée dans son champ.

C’est la plus petite de toutes les semences mais, quand elle a grandi, elle est plus grande que les plantes potagères et elle devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent se poser dans ses rameaux.

Il leur dit une autre parabole : Le Royaume des cieux est semblable à du levain qu’une femme a pris et caché dans trois satons de farine, jusqu’à ce qu’elle soit entièrement levée.

Jésus dit tout cela à la foule en paraboles; il ne lui parlait pas sans parabole, afin que s’accomplisse la parole du prophète, lorsqu’il dit : J’ouvrirai ma bouche en paraboles, je vomirai des choses cachées depuis la création du monde.

Alors Jésus laissa la foule et alla dans la maison; ses disciples vinrent le voir, en disant : Explique-nous la parabole de l’ivraie du champ.

Il leur répondit : Ce qui sème la bonne semence, c’est le Fils de l’homme.

Le champ, c’est le monde; la bonne semence, ce sont les fils du Royaume; l’ivraie, ce sont les fils du Méchant.

L’ennemi qui l’a semée, c’est le Diable; la moisson, c’est l’accomplissement de l’éternité; les moissonneurs, ce sont les anges.

Donc, comme on enlève l’ivraie et qu’on la brûle par le feu, il en sera de même à l’accomplissement de cette éternité.

Le Fils de l’homme enverra ses anges et ils enlèveront de son Royaume tous les scandales et ceux qui violent la Loi.

Ils les jetteront dans la fournaise du feu, où il y aura le gémissement et le grincement des dents.

Alors les justes brilleront comme le soleil dans le Royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Le Royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ; un homme l’a trouvé et caché; dans sa joie, il s’en va, vend tout ce qu’il a et achète ce champ.

Le Royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles.

Il a trouvé une perle de grande valeur, il est parti vendre tout ce qu’il avait et l’a achetée.

Le Royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté à la mer qui amasse des poissons de toute sorte.

Quand on l’a rempli, on l’a ramené au rivage, on s’est assis, on a réuni les bons dans des récipients et on a rejeté les gâtés.

Jésus leur dit : Avez-vous saisi tout cela ? Ils lui disent : Oui, Seigneur.

Il leur dit : C’est pourquoi tout scribe instruit quant au Royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui tire de son trésor des choses neuves et des choses anciennes.

Quand Jésus eut fini ces paraboles, il partit de là.

Il alla dans sa patrie et enseigna les gens dans leur synagogue, de sorte qu’ils étaient bouleversés et disaient : D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ?

Cet homme n’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie et ses frères Jacob, José, Simon et Judas ?

Et ses frères ne sont-ils pas tous près de nous ? D’où tout cela lui vient-il donc ?

Il les scandalisait. Jésus leur dit : Il n’y a pas de prophète sans valeur, si ce n’est dans sa patrie et dans sa maison.

Là-bas, il ne fit pas beaucoup de miracles, à cause de leur incroyance.

 

(Évangile d’après saint Matthieu 13, traduction de Franck Ferdinand)

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A propos Franck Ferdinand

Poète franckferdinand@free.fr
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