Pour en finir avec Auschwitz (4)

En finir avec Auschwitz, ça n’est rien oublier de l’histoire.
En finir avec Auschwitz, ça n’est pas nier les persécutions à l’égard des juifs.
En finir avec Auschwitz, ça n’est pas manquer du respect que l’on doit aux morts.
En finir avec Auschwitz, ça n’est pas haïr les juifs.
En finir avec Auschwitz, c’est prendre au sérieux la conception de l’histoire comme recherche rationnelle et libre de la vérité.
En finir avec Auschwitz, c’est refuser de substituer la mémoire à l’histoire.
En finir avec Auschwitz, c’est refuser les hiérarchies arbitraires entre les souffrances.
En finir avec Auschwitz, au plus haut niveau de compréhension où j’ai accès, c’est refuser que les Lumières soient prétexte au pouvoir d’une caste de faux prêtres, mais c’est préférer la belle devise que leur donne Kant : « Aie la courage de faire confiance à ton propre entendement. »

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A propos Franck Ferdinand

Poète franckferdinand@free.fr
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2 commentaires pour Pour en finir avec Auschwitz (4)

  1. Agg dit :

    Le problème, avec Faurisson, c’est qu’on n’est justement pas du tout dans une « recherche rationnelle et libre de la vérité », mais dans un doute grandiose appliqué de manière systématique au service d’un parti pris historique. Et je pense d’ailleurs que Dieudonné, qui est brillant, l’a fort bien compris et l’illustre parfaitement dans le sketch que vous relayez. Il fait en effet de Faurisson la victime de l’envoûtement d’un esprit nazi, sorte de pauvre type qui nierait tout et dont le pendant serait le personnage incarné par Dieudonné lui-même qui au contraire croirait à tout, sur un continuum où la vérité se donnerait absolument. On en vient finalement au mode d’administration de la preuve : entre le scepticisme radical et l’adhésion aveugle il y a précisément la recherche scientifique, à base de libre examen, de doute raisonnable et de conclusions plus ou moins probables en fonction du degré de corroboration empirique.

  2. Je suis porté à penser comme vous. Mais Faurisson et les révisionnistes interviennent dans un contexte où le parti-pris universitaire et la loi rendent impossible une telle démarche. Sa radicalité vient en réaction à une radicalité opposée. Il a au moins le mérite de pointer du doigt toute une série d’approximations et de mensonges qui vont tous dans le même sens : noircissement des nazis et grossissement (en nombre et en intensité) des persécutions subies par les juifs. Un tel systématisme exclut l’erreur involontaire. Cette période est pour beaucoup d’entre nous un concentré d’intérêts partisans et de passions déchirantes, ce qui rend illusoire la froide précision qui serait à souhaiter. Mais il y a d’autres sujets où l’on pourrait dire la même chose…

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