D’Arthur Schopenhauer

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La vanité innée, particulièrement irritable en ce qui concerne les facultés intellectuelles, ne veut pas accepter que notre affirmation se révèle fausse, ni que celle de l’adversaire soit juste. Par conséquent, chacun devrait simplement s’efforcer de n’exprimer que des jugements justes, ce qui devrait inciter à penser d’abord et à parler ensuite. Mais chez la plupart des hommes, la vanité innée s’accompagne d’un besoin de bavardage et d’une malhonnêteté innée. Ils parlent avant d’avoir réfléchi, et même s’ils se rendent compte après coup que leur affirmation est fausse et qu’ils ont tort, il faut que les apparences prouvent le contraire.

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A propos Franck Ferdinand

Poète franckferdinand@free.fr
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2 commentaires pour D’Arthur Schopenhauer

  1. Agg dit :

    L’inné a bon dos, dans cette affaire. La maturité intellectuelle, ça s’acquiert. La vanité que dénonce Schopenhauer, je l’appellerais plutôt paresse : il est beaucoup plus facile de s’accrocher à ses préjugés que de faire le travail requis pour gagner en compréhension sur un sujet donné et en intégrer la complexité. Je rajouterais qu’il y a dans notre société une excitation permanente du jugement, comme s’il fallait obligatoirement avoir un avis sur tout. Apprendre à dire « je ne sais pas » ou « je n’ai pas d’opinion sur la question ».

  2. La paresse pousse à ne pas penser, la vanité à donner son avis quand même.

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