Une malhonnêteté intellectuelle

ilys_logoDans un pays totalitaire comme la France, une démocrature, une dictacratie, un fascisme sans Gestapo, un bolchevisme sans goulag, il est important pour le régime de disposer d’une caste de prêtres payée à dire au peuple ce qui est bon et ce qui est vrai. Ainsi les agissements du pouvoir peuvent se voir appuyés par le clergé comme étant conformes aux lois de la morale et de la vérité. Les sociologues en particulier ont ce rôle exclusif. Dans l’article qui suit, Blueberry déconstruit une étude chargée de mettre en lumière les agissements racistes de la police parisienne. Et les moyens employés pour arriver à cette conclusion ne s’embarrassent pas de rigueur. Alors je reblogue :

Palpation d’une littérature pseudo-scientifique sur le contrôle au faciès

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A propos Franck Ferdinand

Poète franckferdinand@free.fr
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5 commentaires pour Une malhonnêteté intellectuelle

  1. Agg dit :

    Pour avoir connu ce milieu de l’intérieur, je peux malheureusement affirmer que cette démarche pseudo-scientifique n’est pas propre à la sociologie, mais concerne l’ensemble des « sciences humaines ». Souvenir de l’affaire Sokal, qui avait scandalisé un certain nombre d’intellectuels pris en flagrant délit d’imposture… Et c’est grâce aux travaux de ces chiens de garde qu’un tribunal peut condamner, en aval, un Zemmour pour avoir énoncé une vérité (« la plupart des trafiquants sont Noirs et Arabes »).

    • Agg dit :

      Au printemps 1996, un physicien américain, Alan Sokal, a réussi à faire publier un article délicatement intitulé « Transgresser les frontières: vers une herméneutique transformative de la gravitation quantique » et composé de citations (réelles) d’intellectuels des sciences sociales dans une revue spécialisée, Social Text. Trois semaines plus tard, Sokal publiait un texte révélant que son article n’était qu’un canular, destiné à montrer l’emploi inapproprié, voire franchement absurde, du jargon scientifique par certains « grands penseurs » des sciences sociales : tollé général chez les personnes incriminées et leurs supporters. Sokal a enfoncé le clou en publiant l’année suivante, avec le physicien belge Jean Bricmont (oui, celui-là même que vous avez vu chez Taddeï le soir de l’entretien avec Nabe) un bouquin au titre provocateur (Impostures intellectuelles) dans lequel ils critiquent une certaine philosophie postmoderne et son usage indu de théories et de concepts importés des sciences exactes. Nous sommes en 2014 et rien n’a fondamentalement changé : les mêmes intellectuels et leurs suivants continuent de sévir dans les départements des sciences sociales et abreuvent le bas peuple de discours pseudo-scientifiques.

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